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 [PV Yajirushi] Dans la vallée, oh oh.

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statut : célibataire
date d'arrivée : 26/02/2015


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MessageSujet: [PV Yajirushi] Dans la vallée, oh oh.   Sam 6 Fév - 22:58


Katell avait froid. Très froid, vraiment froid. En cette fin d’après-midi, la jeune fille n’avait qu’une envie : se réchauffer. Elle était partie tôt ce matin en direction de la ville. Quittant la forêt qu’elle venait tout juste de trouver, elle s’était mis en quête de vivre pour finir convenablement la semaine. La serbe avait enfilé son sac à dos, noué son plaid autour de son coup de sorte à s’en faire un genre de poncho, et était partie à l’est. Une fois la forêt largement dépassé, il lui suffisait de suivre les routes de bitumes, du moins celles dont l’état était encore praticable, pour rejoindre Tokyo. Elle n’avait aucune idée de par où commencer ses fouilles, et le chemin l’avait épuisé. Heureusement pour elle, le soleil décida de pointé le bout de son nez. Malgré l’hiver, ses rayons étaient suffisants pour empêcher le givre de glacer le visage de la blonde. Celle-ci du enjamber à plusieurs reprises des bloc de béton et autres infrastructures lui barrant le chemin. Elle s’amusa même a sauté par-dessus un feu de signalisation qui jonchait le sol. La ville en elle-même lui arracha une grimace. C’était effrayant de voir tous ces buildings écorchés, ces cadavres de voitures dans lesquels certains corps humains étaient encore présents. Katell prit soin de rester loin de tous les corps. Après tout, ils avaient du commencé à se décomposé, et ce n’était vraiment pas le moment d’attraper une infection. Plusieurs fois, elle hésita à craquer une allumette pour bruler les cadavres. Mais au final, sa nausée et sa conscience la retinrent. Gaspiller le peu de combustibles dont elle disposait n’était pas une très bonne idée. Et puis, rien que poser son regard sur eux suffisait à faire remonter le peu qu’elle avait mangé.

Au final, Katell se retrouva bloqué par l’effondrement d’un immense immeuble. Massif mais en ruine, le bâtiment lui barrait complètement la route, s’étalant de tout son large. Une enseigne éteinte semblait indiquer la nature du lieu en japonais. La polonaise pencha la tête sur le côté pour tenter de déchiffrer la chose. « Ho… Hotel.  » Finit-elle par trouvé. Un sourire s’afficha sur ses lèvres. Elle essaya d’abord de le contourner, mais il était complétement en travers de la route, et il était impossible de passer outre. Elle renifla, et chercha alors une entré. Ce qu’elle trouva rapidement : deux portes massives s’étendaient devant elle, complétement éventrées. Elle se félicita et entra dans le bâtiment. La circulation se faisait difficile, tous les meubles jonchaient le sol qui au final n’en n’était pas un. Couché à l’horizontal, les couloirs étaient incessibles et Katell envisagea de rebrousser chemin. C’est alors qu’elle tomba sur une porte verrouillé. Son corps tout entier se tordant pour essayer de l’ouvrir, elle décida finalement de faire appel à la plus courte de ses lames pour crocheter la serrure. « Ascallon » chuchota-t-elle alors que le petit poignard apparu dans sa main, brulant. Elle le fit glisser dans la fente de la porte et finit par réussir sa manœuvre, non sans avoir un torticolis. C’était fatiguant de rester penché. D’un coup de pied, elle finit d’enfoncer la porte et l’enjamba pour entrer dans la pièce. Quelque chose de verrouiller devait forcement renfermé des choses intéressantes, non ? Elle tomba en effet sur la réserve de l’hôtel. Shampoing, gel douche, café, thé. Dans les armoires et sur le sol s’étalaient divers échantillons. Katell pensa qu’il devait s’agir des petites babioles que l’hôtel devait mettre à disposition de ses clients, dans les chambres. Elle ramassa quelque sachet de thé et de café en poudre encore en bon état, ainsi que plusieurs petits échantillons de gel douche. Elle attrapa aussi trois serviettes de bain sur lesquels était brodé le nom de l’hôtel. Peu importe, cela pourrait toujours lui servir. Elle hésita a prendre une bouilloire mais se rappela alors que sans électricité, cela serait totalement inutile. Mais l’idée de pouvoir se faire chauffer de l’eau pour boire un thé l’enthousiasmait néanmoins. Il lui suffirait d’un peu de bois et d’une casserole. A cette pensée, Katell sortie de la pièce à la recherche d’une salle de bain. Mais malheureusement, l’escalier était en morceau et il était impossible de rejoindre les chambres à l’étage. La blonde finit par ressortir, heureuse de ses trouvailles néanmoins.

Au final, elle avait trouvé pas mal de choses. C’était certes des petites broutilles, mais la jeune fille préférait avoir pleins de petites choses qu’une grosse chose. Après tout, comment aurait-elle pu transporter un matelas ? Avec ses petits bras ? Non, certainement pas. Elle fourra tout ce qu’elle pu dans son sac à dos, garda une serviette a la main et entreprit de faire demi-tour en direction de la forêt. Elle n’avait pas envie de dormir en pleine ville. Cette zone fantôme ne lui inspirait pas confiance, et plus elle s’en éloignait, mieux elle se portait. Le soleil avait certainement du descendre un peu, mais Katell était incapable de se situé dans la journée. Le ciel s’était couvert, et une brise glaciale fouettait son visage. Elle finit par enrouler la serviette de bain autour de sa tête pour réchauffer ses joues que le froid mordait. Le soleil ayant disparu, l’hiver régnait. Le chemin du retour fut beaucoup plus fatiguant. Le temps n’y était pas, et la jeune femme commençait à perdre de son entrain. Elle n’avait qu’une hâte, retourné dans la forêt pour faire un feu, et boire son thé. Elle l’avait mérité. Lorsque l’orée de la forêt se dessina sous ses yeux, elle pressa le pas. Une fois sous les arbres, elle se sentit protégé. Elle ne savait pas pourquoi, mais cette foret la rassurait. Ses grands arbres l’enveloppait et lui faisait un toit presque imperméable. Les troncs bloquaient le passage du vent. Seul bémol : les animaux. Mais quitte à se battre, elle préférait être confrontée à un ours affamé plutôt qu’a un humain armé. Katell retira la serviette de son visage, se sentait plus à l’aise. Elle se mit directement à chercher un point d’eau. Elle voulait boire son thé, mais ne voulait pas utiliser sa gourde. Il devait forcement y avoir une petite rivière où elle aurait pu puiser un peu d’eau ? Et une fois qu’elle aurait bouilli, les bactéries se seraient envolés, se rassurait-elle. Elle ne trouva aucune rivière. Cependant, alors qu’elle commençait à d’espérer, la blonde tomba nez à nez avec un bassin bien particulier. «  Des sources chaudes ! » s’exclama-t-elle. Elle en avait déjà entendu parler mais n’avait jamais eu l’occasion d’en voir de ses propres yeux. Deux bassins s’étendaient au milieu des fougères, l’un petit et peu profond, l’autre dont l’eau était beaucoup plus sombre. Une légère vapeur s’échappait d’eux. Katell y trempa sa main et soupira de bonheur. C’était chaud, miracle. La terre avait dû garder ses bienfaits et la roche qui entourait l’eau continuait de réchauffer celle-ci. Sans hésiter, Katell posa ses affaires au pied de l’arbre le plus proche. Elle posa une sa serviette sur son sac, et ôta ses vêtements. Depuis combien de temps rêvait-elle de cet instant ? Ses cheveux devaient être un véritable sac de nœud, quand à son corps… Avant de s’immiscer dans l’eau, elle embarqua avec elle un des petits échantillons de shampoing. Et d’un coup, elle se glissa dans le bassin.

Cela devait faire presque qu’un quart d’heure qu’elle gisait là, à moitié endormis. Accoudé au rebord en pierre, la blonde se laissait aller. L’eau était chaude, presque brulante, mais sa peau boueuse et couverte de bleus l’appréciât d’autant plus. Le parfum fleuri du gel douche s’embaumait tout entière, alors que son corps nu se reposait. Ses cheveux dorés et humides avaient bien poussé depuis la dernière fois où elle les avait détachés. Fermant les yeux, savourant l’instant, elle finit par se dire que cette forêt était véritablement un don du ciel. C’est alors qu’un craquement de branche se fit entendre. Automatiquement, la jeune fille se retourna, braquant ses prunelles azur sur les horizons. Qu’elle inconsciente ! Elle avait laissé son sac et toutes ses affaires sur le bord et elle était là, nue comme un ver, en pleine thalasso. Elle se détestait. Elle s’en voulait de s’être laisser appâter par un peu de confort, et souffla lentement le nom de son épée de givre. Une longue lame, au métal gris dont les reflets bleus s’illuminaient. Elle la tenait pointé devant elle, et de son bras libre, elle tentait de caché sa poitrine, s’accroupissant dans l’eau pour se camoufler.

Qui osait venir la voler ?

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